Salon des collectivités: quand les femmes donnent le ton de la décentralisation

Depuis ce jeudi 15 octobre 2026, le Parc des Expositions d'Abidjan vit au rythme de la 4ème édition du Salon des Collectivités Territoriales. Trois jours pour penser la Côte d'Ivoire de demain, celle qui se construit depuis nos communes et nos régions.

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© Sandra Kohet



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"Transférer les compétences et les ressources pour des territoires plus efficaces et autonomes.", tel est le thème de cette édition qui a réunion les collectivités et acteurs du territoire ivoirien. A travers ce thème, l'on s'interroge sur la meilleure manière de donner aux maires et aux régions les vrais moyens d'agir ?

 

 

Haute patronne de la cérémonie, la Présidente du Sénat, Kandia Camara, a planté le décor. Avec sa franchise, elle a rappelé une évidence : "Une compétence transférée sans moyens, c'est une promesse inachevée." Routes à entretenir, écoles à bâtir, quartiers à assainir... Les besoins sont là, sur le terrain. Elle a d'ailleurs annoncé que le Sénat présentera bientôt son grand rapport d'évaluation sur ce transfert de compétences. 

 

 

À ses côtés, une autre femme orchestre tout l'événement : Penda Dramera, commissaire générale du Salon. Sa vision ? Faire de ce salon plus qu'une conférence : un vrai lieu où les projets naissent, où les affaires se concluent. Avec comme innovation cette année, "Éburnéa", une ville immersive qui montre à quoi ressembleront nos collectivités de demain.

 

 

L'événement a pris une dimension internationale avec des délégations venues du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Sénégal et du Tchad. Et une invitée qui n'est pas passée inaperçue : Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris. Le message a été soutenu par le parrain, le Ministre de l'Intérieur, le Général Vagondo Diomandé, qui a promis d'accélérer la décentralisation tout en professionnalisant les administrations locales.

 

Même son de cloche du côté des élus : Amadou Koné, pour l'UVICOCI, a réclamé la signature de 14 décrets cruciaux avant la fin de l'année, dont celui sur le statut des maires. Pour Eugène Aka Aouélé (ARDCI), tout passe par un dialogue constant entre l'État et les territoires. Le rendez-vous est pris jusqu'au 17 octobre pour transformer les discours en projets concrets.

 

SK



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