Vous êtes présidente de cette coopérative. Quels sont les autres postes que vous occupez ?
Pour ce premier numéro, nous vous conduisons dans la région du Bafing, dont le chef-lieu est la ville de Touba. Cette circonscription administrative regorge de coopératives engagées pour l’autonomisation de la femme et le développement communautaire. Au nombre de celles-ci, figurent en bonne place la coopérative « Anignondiema ». La présidente a bien voulu nous accorder une interview.
Vous êtes présidente de cette coopérative. Quels sont les autres postes que vous occupez ?
En plus d’être présidente de cette coopérative, je suis aussi vice-présidente de l’ANASEMCI (Association Nationale des Semenciers de Côte d’Ivoire) ainsi que la présidente des femmes leader du Bafing.
Depuis quand existe-t-elle et combien de membres compte-t-elle ?
La Coopérative Anignondiema existe officiellement depuis le 11 avril 2016. Elle compte 43 membres dont 32 femmes et 11 hommes.
Pourquoi les femmes se sont-elles réunies au sein de cette coopérative ?
Je suis productrice de céréales et de maraîchers, comme bien d’autres femmes de la région. Nous nous sommes réunis au sein de cette coopérative pour améliorer nos conditions de vie afin d’être plus autonomes.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Les difficultés que nous rencontrons sont tout d’abord, la non-maîtrise des techniques de production, de conservation et de commercialisation de certains de nos produits agricoles. Ensuite l’analphabétisme de la majorité des membres de notre coopérative. Enfin, le refus des époux quant à l’adhésion des femmes aux coopératives.
Est-ce que l’existence de la coopérative a permis de régler leurs problèmes ?
Je vous réponds par l’affirmative. En effet, la coopérative a initié des cours d’alphabétisation pour ses membres.
Qu’est-ce que la coopérative a pu réaliser pour ses membres dans l’optique de leur permettre d’être autonome ?
Elle a permis à ses membres de bénéficier de formations qualifiantes dispensées par des structures telles que l’ANADER (l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural et le PROPACOM (Projet d’Appui à la Production Agricole et à la Commercialisation).
Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées au quotidien ?
Les dégâts causés par les bovins, à cause de la négligence des éleveurs et le manque d’appui à la commercialisation de nos produits, sont nos plus grandes difficultés.
Si l’on devait vous apporter de l’aide, qu’aimeriez-vous recevoir ?
Nous aimerions recevoir des semences certifiées, puis des unités de transformation des produits. Surtout obtenir un appui physique, matériel voir financier afin de faciliter l’évacuation de nos produits des champs vers les zones de commercialisation.










