Déjà à l’adolescence
Son engagement en faveur des femmes et des jeunes filles prend naissance dès l’âge de 16 ans avec les campagnes de sensibilisation contre les grossesses précoces et la santé sexuelle et reproductive des jeunes, la jeune Emma s’active déjà pour le bien-être de la gent féminine. Elle a réussi à écrire avec dévouement, passion et résilience sa success-story.
Mars 2020, Emma Theofelus est nommée vice-ministre de l’Information, de la Communication et de la Technologie de Namibie et devient ainsi, la plus jeune ministre de l’Afrique. Entre temps, survient la crise sanitaire de la Covid-19. Elle s’évertue à mettre en place un dispositif pour passer des messages de sensibilisation dans le cadre de la campagne de communication publique sur la prévention de cette pandémie en Namibie.
Titulaire d’un bachelor en droit de l’université de Namibie et d’un diplôme en féminisme africain et en études du genre de l’Université d’Afrique du Sud, Emma devient membre du Parlement namibien. Elle a été à l’origine du texte de loi supprimant les taxes sur les produits d’hygiène féminine.
Ses actions font d’Emma Theofelus, l’une des femmes les plus influentes de l’Afrique au cours de l’année 2020. Elle décroche le Prix individuel des Nations Unies pour la population, l’égalité homme-femme, les droits de l’enfant, le développement durable et le chômage des jeunes.
L’amélioration des conditions de vie en vue d’octroyer plus de pouvoir aux femmes et aux filles jugées minoritaires et changer ainsi leurs conditions sociales et économiques demeure son cheval de bataille.
Parcours d’une activiste chevronnée
Emma Theofelus a occupé successivement les fonctions de vice-présidente du Parlement des jeunes de la République de Namibie et maire junior de la ville de Windhoek. Elle fut également membre de la section namibienne d’AfriYAN, qui est un réseau d’adolescents et jeunes Africains travaillant sur les questions de Population et Développement. Et dont la mission est notamment de promouvoir le leadership et la participation des adolescents et des jeunes à tous les niveaux où des décisions les concernant et/ou ayant un impact sur eux sont prises.
Elle a aussi fait ses preuves comme membre du conseil d’administration du Conseil national de l’enseignement supérieur, ainsi que comme membre du Parlement des enfants, où elle a exercé la fonction de vice-présidente. A ce poste, elle était la représentante officielle de la jeunesse et faisait le lien entre le gouvernement et les jeunes de la Namibie en tant que défenseure des droits des enfants.
La plus jeune ministre d’Afrique a aussi occupé la fonction d’ambassadrice des jeunes auprès de la commission nationale de la Namibie pour l’Unesco. Par ailleurs, co-fondatrice du chapitre namibien de l’Alliance de l’Afrique australe pour l’emploi des jeunes, elle n’a cessé de démontrer que les femmes et même les jeunes ont une place légitime à prendre dans la sphère politique. Du point de vue social, c’est une femme engagée pour la cause de l’autonomisation de la femme, ce qui fait de Emma Theophilus une valeur incontournable et un modèle de réussite.
Mayana Koné








